R2Home, GPS Guided Parachute Recovery System

Yohan, qui a récemment rejoint le LOG, est lycéen le jour, et maker la nuit (enfin, en étudiant sérieux, il est surtout maker pendant les vacances !). Depuis plusieurs années, il travaille sur un projet de récupération de ballons-sondes. En effet, une fois que le ballon a atteint son altitude maximale (~30km), il explose, et les instruments qu’il transporte redescendent, freinés par un parachute. Le problème c’est qu’il peut alors atterrir n’importe où ! Non seulement il peut être impossible de retrouver le matériel (coûteux), mais celui-ci peut éventuellement tomber sur une route, provoquant un accident, ou, dans le meilleur des cas, finir dans une forêt ou au fond d’un lac, et polluer l’environnement.

Le but du projet R2Home est donc de pouvoir contrôler la descente des instruments, en guidant le parachute et son chargement jusqu’au point de départ (ou aussi proche que possible), tout en lui évitant les zones à risque (routes, forêts, étendues d’eau..).

La première difficulté que Yohan a dû résoudre est le déploiement du parachute : en effet, il s’agit d’une voile plus proche du parapente que du parachute (plus facilement dirigeable), et demande donc plus de traction pour se déployer. Or, à 30km d’altitude, l’air se fait rare, et n’exerce donc pas une force suffisante pour extraire le parachute. L’idée est donc d’utiliser un petit parachute, plus classique, qui fait office d’extracteur du parachute principal, et qui est déjà déployé lors de la montée, lui permettant ainsi d’être immédiatement fonctionnel lors de l’explosion du ballon.

Mais à cela vient s’ajouter une autre difficulté, imposée par la réglementation : à tout instant, la vitesse de descente ne doit pas dépasser 5m/s. Il faut donc que l’extracteur soit assez grand pour freiner la charge et rester en dessous de cette limite de vitesse, mais assez petit pour ne pas perturber le vol une fois le parachute principal déployé à l’altitude choisie ! L’astuce consiste à utiliser une ligne pour le mettre plus ou moins en torche, et ainsi réduire sa traînée. Dit de cette façon, ça paraît simple, mais c’est ce qui a principalement occupé Yohan depuis qu’il a commencé le projet. D’essais en échecs (il ne compte plus le nombre de largages depuis le drone DJI S800 Evo, acheté grâce au financement participatif), il vient finalement de franchir une étape importante, en mettant au point un système fiable de déploiement.

La suite va donc consister à se focaliser sur le pilotage en lui-même, pour guider le parachute de vol et son chargement jusqu’à sa destination. La partie mécanique de pilotage, plus classique, est elle aussi résolue : 2 servos-treuils modifiés actionnent les suspentes et permettent de diriger le parachute. Reste donc la partie logicielle : GPS, accéléro, filtrage… sont les éléments avec lesquels Yohan va maintenant devoir jouer ;o)

Ell’O Web

Une nouvelle session du projet Ell’O Web, porté par l’association Objectif pour l’Emploi, a eu lieu du 8 au 12 février, dans les locaux de Simplon. Ce projet, visant à promouvoir les métiers du numérique auprès des filles, a accueilli durant une semaine des lycéennes de seconde et première, pour des initiations à l’informatique, au hardware, au montage vidéo, à la communication, aux métiers du web, ou encore au codage de jeux vidéo.Contrairement aux deux premières sessions qui avaient eu lieu au LOGal, les animateurs du LOG se sont déplacés dans les locaux de Simplon, le mercredi 10 février, pour animer un nouvel atelier autour de l’impression 3D.

Les lycéennes ont cette fois encore réalisé un petit support de téléphone, adapté à leur appareil : modélisation (Onshape), tranchage (PrusaSlicer), et impression. Les retours sur cette journée sont très positifs, et c’est avec grand plaisir que nous retrouverons une nouvelle équipe, très certainement à l’automne.

Conférence LoRaWAN et The Things Networks

En parallèle de la conférence TTN (The Things Networks) 2021 qui se déroulera du 25 au 29 janvier, Oliv’ vous propose une visio-conférence grenobloise en ligne, gratuite, ouverte à toutes et à tous.

Il vous montrera comment connecter une carte à TTN, puis Node-Red, Home Assistant, IFTTT ou Tagio.io, selon les demandes des personnes présentes.

Cette visio-conférence aura lieu le lundi 25 janvier, à 21h. Inscription recommandée sur Mobilizon.fr. Le lien vers la visio-conférence sera donné  la veille ou le jour même.

Plus d’infos sur le wiki.

Borne d’arcade Tabletop

Lors d’une sortie dans un salon de retro-gaming, Jody a pu se plonger dans l’univers des salles d’arcades des années 80 et 90. Après avoir admiré flippers et autres jeux hors de prix (!), et de taille peu adaptée à son intérieur (« selon ma femme »), l’idée de construire sa propre borne d’arcade a tout doucement fait son chemin.

Pour relever ce goût du défi, et combler cette nostalgie des années 80, Jody a décidé d’utiliser les outils et l’espace disponibles au LOG. Par soucis de place et pour des facilités de transport, il a finalement décidé de partir sur un modèle type tabletop, que l’on peut poser sur une table, donc.

Quelques planches de contreplaqué de 15mm, un Raspberry Pi, des boutons trouvés dans le commerce, et un écran de récupération plus tard, Jody se lance.

Il a tout d’abord dessiné et découpé sur la découpeuse laser un gabarit pour les différentes parties en bois de la borne. Après dégrossissage à la scie sauteuse, et suivi du gabarit avec une défonceuse, l’ensemble est assemblé avec quelques vis à bois, des tasseaux et un peu de colle.

Après ponçage et application d’une sous-couche, l’électronique est rapidement posée : les premiers essais furent concluants :o)

Il ne restait plus qu’à l’habiller pour la rendre WAF compliant : sur ce point, Laurie avait son mot à dire ! Après discussions, ils ont opté pour un pattern Art-déco-8bit-Kong du plus bel effet.

 

Horloge analogique 24h

La mesure et la représentation du temps ont toujours été source de projets extraordinaires : du cadran solaire à la montre tourbillon, en passant par la clepsydre, l’ingéniosité fait rage ! L’avènement de l’électronique a vu fleurir les afficheurs purement numériques, utilisant des segments LCD ou à LED, que ce soit sur des montres ou des horloges murales, afficheurs qui restent aujourd’hui le moyen le plus courant pour représenter l’heure.

Mais l’arrivée des micro-contrôleurs, tels que les Arduino, a permis un retour vers des afficheurs analogiques, que ce soit sous la forme traditionnelle, à aiguilles, ou plus complexe, comme l’horloge magnétique à billes, ou, plus proche de nous, la fameuse LOGreCuckoo.

Avec son projet d’horloge analogique 24h, Edgar a revisité l’horloge à aiguilles, en n’en gardant qu’une seule, qui fait un tour de cadran en 24h. Certes, la précision de lecture n’est pas la minute, mais il est beaucoup plus rapide de lire l’heure d’un simple coup d’oeil, et cela permet de mieux situer le moment de la journée : midi en haut, minuit en bas.

Concrètement, il est parti d’un mécanisme tout ce qu’il y a de plus courant, en ne gardant que l’aiguille des minutes. Afin que celle-ci ne fasse qu’un tour de cadran en 24h, au lieu de 1h, il a remplacé la base de temps interne par un AVR ATmega48A, lequel envoie au moteur du mécanisme une impulsion toutes les 24s, au lieu de 1s.

Outre le fait qu’Edgar a pris la peine d’étalonner le quartz, afin de corriger sa dérive (qui n’était pourtant que de +6.5 ppm, soit une avance de seulement 3.4 minutes par an !), il a mis à profit les modes de sommeil de l’AVR, en utilisant le mode POWER_SAVE, lequel permet d’abaisser la consommation à seulement 2µA. Ce mode est tellement efficace que le premier jeu de piles (2xAA premier prix) de l’horloge a tenu 8 ans et demi !!! Quand on pense qu’il faut recharger son smartphone tous les 3-4 jours, voir tous les jours pour certains modèles, et suivant l’usage, un système mesurant et affichant l’heure pendant 8 ans et demi sans la moindre intervention peut ressembler à de la science fiction. Alors qu’en fait, il s’agit tout simplement d’étudier le fonctionnement des choses, et d’en tirer le meilleur parti.

Cette approche d’optimisation est typiquement celle des hackers, qui ont souvent pour objectif de détourner la technologie existante pour l’améliorer, et l’adapter à leurs usages. On peut dire qu’Edgar est un hacker, et un bon ;o)

 

Télécommande intelligente

Ces derniers mois, Fred a développé une nouvelle télécommande intelligente pour piloter d’une part son hexapode¹, et d’autre part son BB-8 (toujours en cours de réalisation).

Cette télécommande est réalisée en impression 3D (plateau 300x200mm nécessaire), et intègre les fonctions suivantes :

  • 2 joysticks analogiques 3 axes + bouton + PCB I²C
  • 2 potentiomètre linéaires
  • 4 boutons inverseurs
  • 6 boutons poussoirs (3 momentanés, 3 bistables)
  • écran OLED 128×128 (SPI)
  • roue codeuse + click central + 4 dirs. + led RGB (I²C)
  • MPU6050 (I²C)
  • communication UDP (bidirectionnelle) via wifi
  • alimentation par Li-ion 18650 (chargeur intégré)

Le coeur du système est une carte Wipy 3.0 (ESP32).

Pour l’instant, c’est elle qui se connecte sur les engins à piloter, mais il est prévu de faire l’inverse : la télécommande servira de point d’accès sur lequel se connecteront les engins. Cela permettra de les utiliser dans n’importe quel environnement, sans dépendre d’un réseau wifi externe, qu’il faut alors configurer.

¹ à propos de l’hexapode, Fred recherche une ou plusieurs personnes pour l’aider à implémenter une démarche (gait) libre, basée sur la thèse de Michael Fiedling, intitulée « Omnidirectional gait generating algorithm for hexapod robot », et qui se base sur la notion de restrictions.

Une page se tourne…

Lors de l’AGE du 19 novembre dernier, nous avons pris la décision de quitter le local que nous louons depuis 2014.

Nous avions initialement prévu une façon plus festive de marquer les 10 ans de l’asso, mais ce local a été une expérience très enrichissante, et nous tenons à remercier celles et ceux qui nous ont soutenu, aussi bien financièrement que moralement, durant ces 6 années.

Cela ne veut bien évidemment pas dire la fin du LOG, loin de là ! Nous sommes d’ors et déjà mobilisés pour la suite,  avec pour objectif de continuer de hacker ensemble une fois la crise sanitaire passée. Ce reboot sera l’occasion de redynamiser l’asso, et de la rendre encore plus accessible.

La liste de diffusion et le wiki restent bien sûr opérationnels, et ouverts à tous. Nous réfléchissons également à mettre en place d’autres moyens d’échanges dans la matrice. Nous vous tiendrons informés, via le blog et les canaux sociaux habituels.

En attendant de nous retrouver, the hack must go on ;o)

[Annulé] Le LOG fête ses 10 ans !

En raison de la situation sanitaire qui se détériore en Isère, nous avons pris la décision d’annuler les évènements liés aux 10 ans de l’asso dans le cadre du Festival Transfo.

Il est en effet plus que jamais indispensable de limiter les échanges entre les personnes, pour avoir une chance d’enrayer cette pandémie.

Comme indiqué dans l’article précédent, le LOG a techniquement 10 ans, depuis le 2 juillet dernier !

La période estivale n’étant pas la plus propice pour organiser des évènements publics, nous avions prévu de célébrer cet anniversaire à l’automne. Il se trouve qu’en octobre aura justement lieu le Festival Transfo, et il nous a semblé intéressant de coupler notre anniversaire à cet évènement. Le festival se tiendra du 8 au 15 octobre, et nous avons donc choisi d’organiser tout un week-end de festivités, les 10 et 11 octobre.

Il s’agira, sur ces 2 journées, de découvrir les projets que les membres ont réalisés tout au long de ces 10 ans (vous pourrez notamment jouer sur notre borne d’arcade DIY), de participer à divers ateliers (comme l’assemblage de notre fameuse LOGreLight ou des initiations à l’impression 3D et à la découpe laser), et de suivre une conférence-débat sur le thème « les femmes dans les métiers du numérique, scientifiques et techniques ».

Tout ça accessible de 7 à 77 ans :o)

Programme détaillé à venir.

Apéro pour les 10 ans du LOG

Le 2 juillet 2010 à 18h30, les fondateurs de l’association « Laboratoire Ouvert Grenoblois » se sont réunis en assemblée générale constitutive à la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux, à Grenoble.

Ainsi commence le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive du LOG¹ ! Ou comment une poignée de motivés a lancé la machine.

En attendant des festivités ouvertes au public de cet automne (nous vous en reparlerons très bientôt), les membres se sont retrouvés autour d’un apéro dinatoire. C’était d’autant plus sympa que pour beaucoup d’entre-nous, nous ne nous étions pas vus depuis le confinement ! On a même eu le plaisir de croiser le trésorier ‘historique’ !

¹ la déclaration en préfecture, elle, s’est faite le 13 juillet suivant.